L’homme n’est donc pas surpris par cette peine infligée à l’opposante, lui qui avait entre-temps dénoncé la vacuité du dossier monté contre elle.

LNT | Benjamin Lawson | Publication 26/12/2021

L’ancien juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) Essowé Batamoussi était hier jeudi 23 décembre sur le plateau de TV5 Monde Afrique.

Il s’est exprimé sur la condamnation de Reckya Madougou à 20 ans. De l’avis de l’ex-juge de la juridiction spéciale, la « Criet ne pouvait pas se dédire…Il fallait s’y attendre ».

L’homme n’est donc pas surpris par cette peine infligée à l’opposante, lui qui avait entre-temps dénoncé la vacuité du dossier monté contre elle.

« Dans ce dossier il n’y avait pas d’éléments à charge. Le dossier était vide. Il y avait deux auteurs supposés principaux, dame Madougou n’est tombée dans le dossier que comme un cheveu sur de la soupe » a-t-il encore réitéré hier jeudi sur la plateau de TV5 Monde Afrique.

Pour lui, l’ancienne garde des sceaux est victime d’un acharnement parce qu’il n’y avait « rien contre elle ». Essowé Batamoussi a par ailleurs répondu aux accusations du gouvernement.

En effet, l’exécutif béninois trouve que l’ex-magistrat est de connivence avec le parti Les Démocrates , ce qui justifie sa démission et ses déclarations sur la Criet.

« Notre salaire talonne celui des politiciens »
Pour le concerné, le gouvernement ne « s’attendait pas à ce (qu’il) puisse dire de pareilles choses parce que les juges de la Criet (sont bien payés) ».

« Notre salaire talonne celui des politiciens » assure-t-il. Donc, que ces propos viennent de sa « bouche, le gouvernement ne pouvait pas supporter cela.

Qu’on dise que je suis de connivence avec l’opposition…je mets au défi quiconque d’apporter les preuves dans ce sens-là » a-t-il déclaré.

Pour lui, ce qui justifie son acte, c’est sa conscience avec laquelle il n’était pas en paix. « La Criet , celle qui est à Porto-Novo, n’est que figurante.

La Criet se trouve au ministère de la justice. C’est là où sont prises toutes les décisions.

A la Criet de Porto-Novo, nous les juges, nous ne sommes là que pour valider les actes pris par la chancellerie » a poursuivi l’ancien juge. Rappelons que l’intéressé est actuellement en exil en France.

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