Après la condamnation des opposants Joël Aïvo et Reckya Madougou, le président Patrice Talon peut user de ses prérogatives constitutionnelles pour la remise en liberté des concernés.

BWT  |   Cochimau Houngbadji  |   Publication 12/12/202La condamnation de Joël Aïvo et de Reckya Madougou a été dans le discours d’ouverture du congrès extraordinaire de la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) ce samedi 11 décembre 2021.

Paul Hounkpè, Chef de file de l’opposition et Secrétaire exécutif de la FCBE fait une proposition au président de la République pour que ces deux opposants recouvrent la liberté.

Après la condamnation des opposants Joël Aïvo et Reckya Madougou, le président Patrice Talon peut user de ses prérogatives constitutionnelles pour la remise en liberté des concernés.

C’est ce que suggère la FCBE, qui vise la décrispation de la situation socio-politique. 

« Nous proposons au Chef de l’Etat d’user de ses prérogatives constitutionnelles afin que ces camarades, dont les compétences sont nécessaires pour la construction du pays, retrouvent leur liberté », a déclaré Paul Hounkpè.

La FCBE souhaite du courage à Joël Aïvo et Reckya Madougou dans cette épreuve difficile qu’ils traversent depuis mars et avril 2021. Par ailleurs, le parti invite les uns et les autres au calme.

Pour rappel, Joël Aïvo et Reckya Madougou ont été arrêtés dans la période électorale de la présidentielle 2021, pour laquelle, ils ont été recalés pour défaut de parrainages. T

ous deux opposants, ils s’étaient opposés à l’organisation de l’élection qu’ils qualifient « d’élection exclusive, sans la participation d’une véritable opposition ».

10 ans de prison pour Joël Aïvo et 20 ans pour Reckya Madougou

Pour « blanchiment de capitaux et complot contre la sûreté de l’Etat », Joël Aïvo, universitaire et constitutionnaliste de renom, a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle et 45 millions francs CFA d’amende. Reckya Madougou, quant à elle, en a eu le double, pour complicité d’actes de terrorisme.

L’ancienne ministre a écopé de 20 ans de réclusion criminelle et une amende de 50 millions francs CFA.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.